« La vie se contracte ou s’expand proportionnellement à son courage. »
Inspirée par cette citation d’Anaïs Nin, je vous propose une approche du mois de septembre tout en douceur, pour une rentrée alignée avec ce que aspirez à être.
Septembre: un moment de renouveau
Septembre a quelque chose d’un peu particulier. Après le ralentissement de l’été, les agendas se remplissent à nouveau, les enfants reprennent le chemin de l’école, les réunions recommencent… Et les fameuses bonnes résolutions de rentrée font leur apparition.
C’est souvent une période où l’on se demande : « Et moi, qu’est-ce que j’ai envie de faire maintenant ? »
Pour certains, cette question concerne le travail.
Retrouver un emploi après plusieurs mois d’arrêt, reprendre une activité après une période difficile, envisager une reconversion, ou simplement retrouver l’envie de travailler.
Mais après une longue pause ou une expérience professionnelle éprouvante, le retour au mouvement n’est pas toujours aussi simple qu’un changement de cartable.
On peut avoir envie d’avancer tout en ayant peur de recommencer. Et c’est là que la phrase d’Anaïs Nin prend tout son sens :
« La vie se contracte ou s’expand proportionnellement à son courage. »
Quand le monde des possibles se rétrécit
Après une perte d’emploi, une longue période d’inactivité, un épuisement ou simplement une période de doutes, notre vie peut progressivement devenir plus petite, avec moins de projets, moins de sorties, moins de rencontres et parfois moins d’envie.
Au départ, on se dit : « J’ai besoin de souffler. »
Puis : « Je vais prendre le temps de réfléchir. »
Et quelques mois plus tard, on peut se retrouver à avoir tellement réfléchi qu’on n’a toujours pas envoyé le fameux CV.
Ce n’est pas nécessairement un manque de volonté. Parfois, c’est une manière de se protéger.
Quand le doute prend trop de place
L’absence de travail ne représente pas seulement une perte de revenus ou d’activité. Elle peut aussi fragiliser l’image que l’on a de soi.
« Est-ce que je suis encore compétent ? »
« Est-ce que je retrouverai ma place ? »
« Est-ce que quelqu’un voudra encore de mon profil ? »
À force de douter, on peut finir par limiter ses expériences pour éviter la déception.
On refuse un entretien parce qu’on ne se sent pas prêt.
On ne répond pas à une annonce parce qu’on pense ne pas avoir le bon profil.
On ne contacte personne parce qu’on ne sait pas quoi dire.
Et sans vraiment s’en rendre compte, on laisse de moins en moins de place à ce qui pourrait arriver.
Le courage n’est pas l’absence de peur
Il serait tentant de comprendre cette citation comme une invitation à « oser davantage ». Mais le courage n’est pas une performance. Il peut être très ordinaire.
C’est accepter un rendez-vous alors qu’on doute encore de soi. Recontacter une ancienne connaissance après plusieurs années. Envoyer une candidature sans être certain d’avoir le profil idéal. Se renseigner sur une formation. Ou demander de l’aide.
Et parfois, le courage consiste aussi à reconnaître que l’on ne veut plus forcément retourner vers ce que l’on faisait avant !
Une période d’inactivité peut alors devenir un temps de questionnement :
Qu’est-ce que je veux retrouver dans mon travail ?
Qu’est-ce que je ne veux plus ?
De quoi ai-je besoin aujourd’hui pour me sentir à ma place ?
Reprendre un travail… ou construire sa vie professionnelle autrement ?
Retrouver une activité n’est pas toujours synonyme de « revenir à la normale ».
Après plusieurs années dans le même métier, certains souhaitent davantage de sens. D’autres recherchent simplement plus de stabilité, un meilleur équilibre ou un environnement plus humain.
Une personne peut réaliser qu’elle ne souhaite pas changer de métier, mais qu’elle ne veut plus travailler de la même manière.
Une autre peut découvrir qu’une compétence qu’elle considérait comme secondaire — transmettre, organiser, écouter, accompagner — pourrait devenir le cœur de son prochain projet.
Le retour à l’emploi peut donc être l’occasion de se poser une question plus vaste :
« Quelle vie ai-je envie de construire autour de mon travail ? »
Car le travail occupe une place importante, mais il ne doit pas nous définir pleinement.
Faire et défaire, à son rythme
Se remettre en mouvement ne signifie pas forcément prendre une décision radicale et tout bouleverser.
Il n’est pas obligatoire de quitter son métier demain, de reprendre une formation de trois ans ou d’annoncer à sa famille qu’on part ouvrir une librairie au Portugal.
Même si, avouons-le, la librairie au Portugal est une option qui mérite au moins une étude de faisabilité !
Le changement peut commencer plus simplement : un échange, une recherche, un rendez-vous, une candidature, une journée de formation, ou encore une activité qui permet de retrouver le plaisir de faire.
L’objectif n’est pas de retrouver immédiatement toute sa confiance.
C’est parfois simplement de retrouver suffisamment d’élan pour explorer à nouveau. Faire de la place au possible, pour l’attirer !
Nous connaîtrons tous des périodes de retrait. Elles ne sont pas nécessairement un problème. Il est parfois nécessaire de ralentir, de se protéger ou de faire le point. Mais lorsque nous sommes prêts à repartir, une question peut nous aider :
« Quel petit pas pourrait élargir un peu ma vie aujourd’hui ? »
Pas le pas parfait.
Pas le grand projet qui changera tout.
Juste un pas possible.
Parce que le courage n’est pas toujours spectaculaire. Il peut prendre la forme d’un coup de téléphone que l’on n’ose passer, d’une porte que l’on entrouvre, ou d’une possibilité que l’on accepte enfin d’envisager. Et peu à peu, notre horizon s’élargit.
La vie ne devient pas nécessairement plus facile. Mais les possibilités qu’elle comporte redeviennent plus fertiles, et propices à l’expansion de ce que nous sommes réellement.
Et si la thérapie pouvait être un espace pour retrouver ce mouvement ?
Parfois, nous savons que nous voulons avancer, mais nous ne savons pas encore dans quelle direction, ni même comment retrouver l’énergie nécessaire pour commencer.
La thérapie peut offrir un espace pour s’arrêter autrement : non pas pour rester immobile, mais pour comprendre ce qui nous retient, mettre des mots sur nos peurs, retrouver nos ressources et faire émerger ce qui compte vraiment.
Il ne s’agit pas de se forcer à devenir plus courageux. Il s’agit plutôt de comprendre ce qui, en nous, demande à être sécurisé, soutenu ou entendu pour pouvoir à nouveau avancer vers ce qui nous correspond vraiment.
Et peut-être qu’à l’approche de cette rentrée, la bonne question n’est pas :
« Qu’est-ce que je dois absolument accomplir cette année ? »
Mais simplement : « De quoi ai-je besoin pour que ma vie puisse à nouveau prendre un peu plus de place ? »
Parfois, le premier pas consiste justement à ne plus avoir à le faire seul.
Si cette thématique vous parle, n’hésitez pas à prendre RDV pour que nous ouvrions votre champs des possibles !
Anne Pascard – Hypnothérapeute et Praticienne en Neurofeedback dynamique à Saclay.


