Vœux 2026 : ras-le-bol des injonctions. Et si vous faisiez, enfin, à votre rythme ?

souhaits 2026

À chaque début d’année, c’est le même rituel : « Bonne année, bonne santé, plein de projets, plein de réussite, plein de bonheur… ». Et surtout : plein de “il faut”.

Il faut être motivé. Il faut se remettre au sport. Il faut manger mieux. Il faut arrêter ci, commencer ça. Il faut devenir la version “optimisée” de soi-même, avec option abdos et sourire permanent.

Et si, pour 2026, on disait simplement : stop ?

Marre de devenir quelqu’un d’autre

Janvier est devenu un mois de bonnes résolutions avec transformation forcée.
Comme si, le 31 décembre à minuit, vous deviez laisser derrière vous une version “défectueuse” de vous-même.

Mais vous n’êtes pas un logiciel à mettre à jour. Vous êtes une personne, avec son histoire, ses rythmes, ses fatigues, ses élans, ses freins, ses contradictions.

Peut-être que vous n’avez pas envie de courir un marathon.
Peut-être que vous n’avez pas envie de “vous dépasser”.
Peut-être que vous avez juste envie de souffler, ralentir, comprendre, ressentir.
Et c’est déjà énorme !

Le grand classique : “Bon, maintenant, on mange moins”.

Ah, janvier… Ce moment magique où, après avoir partagé, dégusté, trinqué, savouré, on vous regarde soudain avec un air grave :
« Bon… maintenant faut faire attention. »
« On s’est un peu lâchés là quand même. »
« À partir de lundi, soupe et salade. »

Comme si se faire plaisir était une faute.
Comme si la joie avait besoin d’un certificat médical.
Comme si chaque bouchée de bûche devait être suivie d’un acte de contrition.

Pourquoi faudrait-il se justifier d’avoir aimé manger, partager, fêter ?
Pourquoi ce réflexe immédiat de “réparer” ce qui n’était pas cassé ?

Vous n’avez rien à expier.
Vous n’avez pas “dérapé”.
Vous avez vécu.

Et non, le plaisir n’est pas un crime. Même sans balance connectée pour vous juger tous les matins.

Et si 2026 n’était pas une année de performance ?

On vous vend le changement comme une obligation. Comme si rester semblable était un échec. Mais parfois, le vrai courage, c’est de ne pas se forcer.
De ne pas suivre le rythme imposé.
De ne pas faire semblant d’aller bien.
De ne pas vouloir plus, mais vouloir juste.

Et si 2026 devenait :

  • une année pour vous écouter,
  • une année pour dire « non » sans faire un PowerPoint explicatif,
  • une année pour faire moins, mais mieux pour vous,
  • une année pour arrêter de vous comparer à des gens qui filtrent leur vie.

Pas spectaculaire. Pas instagrammable. Mais profondément juste.

À votre rythme, pas à celui des autres

Votre rythme n’est pas une faiblesse, c’est votre signature.

Certains avancent vite, d’autres lentement.
Certains ont besoin de mouvement, d’autres de stabilité.
Certains changent souvent, d’autres construisent dans la durée.

Il n’y a pas de bonne cadence universelle.
Il n’y a que la vôtre, celle qui nourrit vos besoins.

Et parfois, votre rythme aujourd’hui, c’est :

  • vous reposer,
  • comprendre ce que vous ressentez,
  • digérer ce que vous avez vécu (et pas seulement la raclette),
  • ne rien décider tout de suite.

Ce n’est pas reculer, c’est intégrer.

Des vœux qui ne donnent pas d’ordres

Alors pour 2026, je ne vous souhaite pas d’être “meilleur”.
Je ne vous souhaite pas d’être “plus”. Je ne vous souhaite pas d’être “autre”.

Je vous souhaite :

  • d’écouter ce qui vous fait vraiment du bien,
  • de respecter vos limites sans les juger,
  • d’oser vous choisir, même discrètement,
  • de faire à votre manière, même si elle ne plaît pas à tout le monde.

Et surtout, je vous souhaite une année sans injonctions. Une année où vous ne vous battez pas contre vous-même. Une année où vous avancez, parfois, simplement en restant là.

À votre façon.
À votre rythme.
Comme vous êtes.

Anne Pascard – Hypnothérapeute et Praticienne en Neurofeedback dynamique à Saclay.

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